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08/10/2009

Comment gagner 5 à 6% net sans risque ?


















Sicav monérataire: 0,5 à 0,8% net d'impôts

Le livret A : 1,25% net d'impôts

L'assurance vie: au mieux 4% net d'impôts avec un fonds Euro.

Serais-je tombé sur la tête en vous proposant de placer votre épargne sans risque et d'en retirer 5% à 6% net d'impôts en ces temps de disette financiére pour celles et ceux qui ont une aversion profonde pour le risque.

La solution: achetez des parts sociales d'une banque mutualiste

Souscrire des parts sociales d’une banque mutualiste revient à acquérir une petite partie du capital d’une de ses caisses régionales. L’occasion d’obtenir au passage le statut de sociétaire, avec droit de vote à l’assemblée générale. Ces titres non cotés en Bourse donnent droit, comme les actions, à un revenu annuel appelé dividende. Mais, particularité, ils sont dotés d’une garantie en capital.

Le capital est-il garanti ?
Oui, la valeur de la part est fixe. Elle ne monte pas et ne baisse.
Vous achetez 100 et vous rendrez 100 votre part. Seule la faillite de la banque mutualiste vous ferait perdre votre capital.

Mon argent est-il disponible ?
La pratique varie énormément d'une banque à l'autre.
Pour certaines banques, le rachat est possible sous quelques jours, pour d'autres sous quelques semaines voir quelques mois.

Combien ça rapporte ?
La part sociale rapporte des revenus versés sous forme d’un dividende
Ce dividende est fixé par l’assemblée générale de la banque. Très variable selon les établissements, le taux servi s’échelonne de 2,50 %, pour les moins généreux, à 5 % Au maximum, la banque servira le rendement moyen des obligations de sociétés privées qui est la plafond réglementaire.

Fiscalité
Les revenus des parts sociales sont soumis à l’impôt sur le revenu.?Ils bénéficient d’un premier abattement de 40 %, puis d’un second de 1 525 euros pour un célibataire et de 3 050 euros pour un couple. Attention, cette dé­cote n’est pas propre aux parts sociales, mais s’applique à tous les dividendes d’actions perçus dans l’année. La base ainsi obtenue est soumise à votre taux marginal d’imposition. Par ailleurs, ces dividendes vous donnent droit à un crédit d’impôt égal à 50 % de leur montant. Cet avantage fiscal est cependant plafonné à 115 euros pour un célibataire et à 230 euros pour un couple. L’investisseur peut aussi opter pour une imposition au prélèvement forfaitaire de 18 %, sans abattement ni crédit d’impôt. Pour les taxes sociales, l’imposition au taux de 12,1 % porte sur l’ensemble des revenus perçus. Ils sont prélevés à la source. Les plus-values sont imposées au taux de 29 % (30,1 % en 2009) lorsque les cessions dans l’année dépassent 25 000 euros (25 730 euros en 2009).

Et le taux de 5% à 6% net d'impôts ?
Il vous suffit donc d'acheter des parts d'une banque mutualiste qui servira un rendement de 4% brut.
si vous placez au maximum 5 750 €, ça vous rapportera un dividende de 230 € brut + un crédit d'impot de 115 €.
En enlevant 12,1% de CSG/CDRS sur 230 €, il vous restera 317,17% soit un rendement sans risque de 5,5% (pas mal non)

07/10/2009

Alternext et réduction d'impôt








Voici un petit rappel sur la réduction d'impot en cas d'investissement sur Alternext.

Un avantage fiscal non négligeable est proposé aux investisseurs qui ont souscrit au capital d'une société lors de son introduction en Bourse sur Alternext (marché ouvert en mai 2005 permettant aux PME et PMI de s'introduire selon des procédures simplifiées). Une réduction d'impôt sur le revenu est accordée à hauteur de 25 % des sommes apportées lors de la souscription, dans la limite de 20.000 € pour une personne seule ou de 40.000 € pour un couple.

Pour que cette réduction puisse s'appliquer, l'introduction en Bourse de l'entreprise doit avoir été réalisée par augmentation de capital, et l'investisseur doit conserver ses titres au moins cinq ans. Il n'est pas possible de cumuler cet avantage avec ceux du PEA.

Précisions (Investir du 16 décembre 2006 n°1719).seules les sommes correspondant à la création d'actions nouvelles par voie d'augmentation de capital sont concernées.

Or, généralement, les titres offerts au public sont un panachage entre titres existants, ceux qui sont détenus par l'équipe dirigeante de la société introduite ou par des fonds de capital développement et qui n'ouvrent pas droit de ce fait à cet avantage fiscal, et titres nouveaux créés à l'occasion de l'introduction en Bourse. A titre d'exemple, l'introduction d'eFront sous forme d'OPO - offre à prix ouvert - portait sur 1.050.000 actions décomposées en 700.000 actions nouvelles et 350.000 actions existantes, sachant que, en fonction de la demande, le nombre d'actions offertes pouvait être augmenté de 105.000 actions nouvelles. De même, l'admission sur Alternext de la société DLSI sur la base de 847.360 titres se répartissait en 500.000 titres par augmentation de capital et 347.360 titres par cession d'actions existantes détenues par les investisseurs financiers.

Ainsi, il convient à chacun, pour faire valoir ses droits à réduction, sans s'attirer les foudres de Bercy, de s'appliquer cette clé de répartition afin de ne faire porter son droit à réduction que sur les titres nés de l'augmentation de capital. Comment dès lors agir avec probité ?

L'administration fiscale, saisie de ce point, ne s'est pas encore prononcée. Toutefois, il appartient, selon investir, à la société introduite de faire connaître cette répartition par voie de presse dans un communiqué spécifique. Investir vous simplifie la tâche en indiquant systématiquement dans notre rubrique " Suivi des introductions ", qui précise les résultats du placement et les taux de service par catégorie d'ordres, le pourcentage de titres alloués à raison de l'augmentation de capital et de ceux qui sont issus de titres existants.

06/08/2009

Investir en bourse ou dans les primeurs

Selon vous, quel est le lien entre vous et le directeur financier d’une entreprise du CAC 40 ? Entre vous arpentant les allées du magasin de votre caviste préféré et un trader s’agitant à Wall Street ? Simplement, il s’agit de la manière dont vous gérez ce que vous avez. En l’occurrence, pour eux, de l’argent, des actions, des projets d’investissement. Pour vous, des bouteilles, et une cave.












Inconsciemment, votre cave obéit aux lois de la finance de marché, comme un fonds où vous auriez placé de l’argent. Grâce aux principes de base de la finance, d’ailleurs, on peut même déterminer si vous avez réalisé une bonne ou une mauvaise opération, d’un point de vue strictement pécuniaire : entre avoir acheté ce vin il y a 10 ans, l’avoir gardé en cave jusqu’aujourd’hui, et avoir investi la somme sur un livret A (ou autre) pendant ces mêmes 10 ans, et acheter la bouteille aujourd’hui dans le commerce, avez-vous fait le bon choix ?

Dans la même veine, avez-vous raison d’acheter en primeur ? Le caviste qui vous rembourse vos primeurs au prix d’achat parce qu’il a mal prévu son stock est-il en train de vous arnaquer financièrement ? Vaut-il mieux investir dans le vin, l’immobilier, ou les cours boursiers ?

Un principe de base de la finance est le concept de “Time Value of Money”, d’actualisation des flux financiers, plus parlant sous l’expression de “Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras”. C’est un concept assez utile pour analyser ce qui se passe lors d’une vente en primeur, ou tout simplement quand on garde un vin pour le faire vieillir dans sa cave.

Petite explication de cette théorie. Vous avez le choix entre 100€, maintenant, et 200€, dans 2 ans (traduction rapide de l’expression ci-dessus, rien de plus). Supposons que vous pouvez investir dans un fonds qui va vous rapporter 50% par an. Utopique, certes, mais pratique pour l’explication. Vous y investissez les 100€. Au bout d’un an, vous avez donc 150€ dans votre portefeuille (100€ + 50% de 100€). Au bout de la deuxième année, vous avez 225€ (150€ + 50% de 150€). Alors que, si vous aviez choisi la seconde option (200€ tu les auras), vous n’en auriez, au même moment, que 200 !

Pour résumer : 100€, à ce taux de 50%, correspond à 225€ dans deux ans. La valeur de l’argent évolue avec le temps. Dans la pratique, le taux est bien plus bas (entre 4 et 8% en général). C’est la rémunération du fait que vous avez renoncé à utiliser cet argent pendant un certain temps, de fait que vous avez choisi de l’éparger au lieu de le dépenser.

Si on parle vins, on peut aussi concevoir qu’on reçoit une rémunération de notre patience lors du vieillissement, ce serait par exemple sa bonification, ou la plusvalue que vous allez en tirer en le revendant. Et, de même que si vous placez de l’argent en bourse, attention à ne pas trop attendre non plus, au risque de tout perdre…

Le marché des primeurs : affaire ou arnaque ?

Et les primeurs dans tout ça ? C’est un peu pareil, en fait. Vous pariez sur le taux d’intérêt qu’ils vous rapporteraient quand ils seront disponibles sur le marché public, si vous les vendiez à ce moment-là.

Illustration : vous achetez un primeur à 20€. A côté, vous avez un fonds qui vous rapporte 4% par an. Votre primeur est sur le marché un an plus tard. Si vous aviez investi dans le fonds, vous auriez 20,8€. Aujourd’hui, si la bouteille est vendue plus de cette somme, vous avez une plus-value, vous avez bien fait d’acheter en primeur. Si elle est à un prix inférieur, il aurait été plus judicieux d’attendre, de placer cet argent, et, avec la somme que vous en auriez tiré, d’acheter cette même bouteille (avec même un petit pourboire en étant chanceux).

Autre cas de figure : votre marchand a acheté à découvert, n’a pas assez de primeurs pour livrer tous ces clients, il vous l’avoue et vous rembourse vos 20€. Vous avez théoriquement perdu 80cts. Pas grand chose, certes, mais en général vous ne vous contentez pas d’acheter pour 20€ de primeurs, non ?

Que se passe-t-il pendant que vos vins vieillissent ?

C’est exactement la même chose qui entre en jeu quand vous mettez des vins à vieillir dans votre cave. Vous avez acheté pour 1000€ en 2003, et vous avez mis ces vins à vieillir. Si vous aviez placé cet argent dans un fonds qui rapporte 10%, vous auriez, aujourd’hui, en cash, 1610,51€. Considérons la valeur de votre cave à l’heure actuelle. Si elle dépasse cette somme, chapeau bas, belle cave, en termes de qualité du placement. Sinon, vous avez peut-être mal estimé leur potentiel de vieillissement (puisque leur évaluation actuelle est basée sur la qualité, aujourd’hui, de ces vins, compte tenu de leur vieillissement).

Maintenant, lorsque l’on regarde de plus près, dans la réalité, ce que ça donne : si vous avez acheté des grands vins il y a 10 ans ou plus, il y a de grandes chances pour que votre cave ait une certaine valeur, et vous pourriez réaliser une excellente plus-value. Mais, remarquez, y a-t-il valeur plus grande que celle de la bouteille que l’on a attendue, soignée, fait vieillir au secret de sa cave, que l’on a conservée dans des conditions optimales, et que l’on débouche un soir, entre amis, pour le plaisir ?